En un clic




Non aux discriminations sur le patrimoine PDF Imprimer Envoyer
l est de rengaine de rappeler constament que dans moins de dix ans, le nombre de personnes agées de plus de 85 ans va connaître une forte augmentation. Ainsi, on parle de plus de 2 millions de personne à l'horizon 2015 soit presque le double d'aujourd'hui. Pour répondre à cette nouvelle aussi joyeuse que couteuse, Xavier Bertrand et Valérie Létard ont promis une augmentation des créations de place dans les maisons de retraite ainsi qu'une meilleure prise en charge à domicile.
Se refusant de pratiquer à une augmentation des prélèvements obligaroires, le ministre se doit de trouver de nouvelles sources de financemenent.
Parmis ces nouvelles sources de financement, il a été évoqué la création d'un nouveau mécanisme, la participation volontaire et limitée. Il s'agirait purement et simplement de prélever sur le patrimoine des personnes agées après leur décès. Le président de la mission du Sénat sur le cinquième risque a précisé le fonctionnement de ce système lors du congrès du Synerpa le jeudi 29 mai 2008. Il a été évoqué un plafonnement des sommes récupérables à environ 20 000 ou 30 000 euros. Philippe Marini évoque une question de justice sociale en invoquant le fait que ce procédé ne concernera que les personnes les plus fortunées.
Cependant, où est la justice sociale. Pour ma part, la justice sociale n'est pas différente pour chacun selon son patrimoine. Il est en effet prévisible de voir apparaître le spectre de la discrimination selon le patrimoine lors de la prise en charge de la  maladie chez les personnes agées. Or ce qu'il faut c'est une réelle prise en charge de la dépendance de nos ainées sans distinction par le patrimoine. Un tel démantèlement du système social français serait tout autant aussi improductif qu'inacceptable. 


Pascal Leroux
Président de l'ADHF Handicapés de France