| Pour que le handicap soit une source de solidarité active dans la société |
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Force est de constater que désormais, dans notre société, le handicap ne peut être ignoré. En effet, le développement médiatique, ajouté au renforcement de la sphère associative, a fait porter sur le handicap une lumière que plus personne ne peut ignorer. Cependant, il convient de se demander si le fait de mettre la notion de handicap dans la lumière a renforcé la connaissance des individus sur celui-ci et sur les personnes que la dite notion recouvre. De plus, il ne faut que la théorisation d'une notion soit au détriment des handicapés eux même. Ne s'intéresser qu'au handicap revient à négliger le coté humain de la notion. Ce coté humain n'est pas négligeable puisqu'il met en avant une autre facette encore trop inconnu du grand public, le développement de véritable solidarités au sein de la société pour s'ajouter au rôle des pouvoirs publics. Même si ces derniers ont fait des efforts non négligeables pour améliorer les conditions de vie des handicapés en france, ils ne peuvent remplacer le rôle des proches et de la société civile. L'adversité du handicap est en cela paradoxal pusqu'il permet le développement de ces solidarités du quotidien. Je parle également de solidarité active, c'est à dire d'acte quotidien et régulier envers les handicapés. Cela concerne tout d'abord les actes de tous les jours. Cela s'entend également par le développement de la société civile. Et nous ne pouvons nous leurrer. La société civile est indispensable aux handicapés en France. Elle a permis de faire pression ces dernières années pour améliorer tout aussi bien les conditions de vie que la considération des handicapés. Au dela des acteurs associatifs qui essaient d'apporter leur modeste contribution à un idéal de solidarité, c'est toute la société civile qui doit désormais se voir reconnaître un statut privilégié afin de comprendre également en son sein les acteurs du quotidien, ceux qui agissent tous les jours sans pour autant être institutionnalisés. Même si cette société civile ne peut, et ne doit, se substituer à l'État, elle permet de développer ces solidarités actives du quotidien. Ces dernières sont essentielles car elles permettent de se rappeler au quotidien que parmi nos voisins, nos collègues,... ils existent des personnes plus fragiles qui ont été frappé par ce fléau qu'est le handicap. Ces personnes connaissent une situation qui peut arriver à chacun d'entre nous. Prendre conscience de cette vérité est un premier pas vers l'engagement et constitue une première forme de solidarité. Il convient ensuite de faire passer celle ci dans une forme plus active afin de lui donner une véritable force d'action et de revendication. Cela peut passer par un acte de générosité envers un acteur institutionnalisé mais pas seulement. La société civile est près à se voir reconnaitre des prérogatives, notamment grâce à ces actes de solidarité quotidien de chacun. Aider un aveugle à traverser une route demontre que ces formes de solidarité existe. Il convient de les développer. Alors oui l'Etat doit inculquer ces valeurs, afin de faire vivre ce mot fraternité placé au frontispice de nos mairies. Mais la société civile est également présente puisque nous savons en quoi la sphère privé mais également les acteurs institutionnels du quotidien sont présent dans ce qu'il convient d'appeler un véritable apprentissage de la vie. Ainsi, c'est pas le renforcement de la société civile, conjointement à la prise de conscience collective de ces formes de solidarités actives que les handicapés auront la place qu'ils méritent dans notre société. Une place où la dignité de la personne s'ajoutera à une amélioration de notre concept de vivre ensemble, et cela dans l'intéret de tous. Pascal Leroux Président de l'ADHF Handicapés de France |








